« Lorsque plane le silence des mots, se réveille trop souvent la violence des maux. »
Nous croyons trop souvent qu’il suffit de dire pour être entendu, ou d’être sincère pour être cru. Combien nous faut-il de tâtonnements, de mal-entendus, de souffrances pour découvrir enfin que : communiquer c’est mettre en commun.
Apprendre très tôt quelques principes de communication me parait aussi important que de connaitre par cœur la table de multiplication par 9. Cet apprentissage est urgent et vital, car nous sommes de plus en plus malades…. d’incommunication.
Et c’est notre corps qui va, à l’aide d’une mise en maux, d’un petit symptôme par ci, d’un comportement inhabituel par là, nous rappeler que nous ne nous respectons pas.
Quand je n’ose pas dire que j’en ai plein le dos, il ne me reste plus qu’à avoir mal au dos.
Combien de lumbagos, de sciatiques et d’angines à répétition pour des non-dits refoulés ? Combien d’otites ou d’eczémas pour des colères rentrées ?
Toute mal-a-dit est un langage métaphorique avec lequel nous tentons de dire et/ou de cacher l’inacceptable, l’indicible, l’insupportable.
Osons réinventer une communication vivante et des relations en santé avec nos proches et avec nous-mêmes afin de dépasser nos vieux schémas erronés et pouvoir ainsi libérer d’autres possibles.
La plupart du temps nous restons focalisés sur le problème présenté ou sur la question qui est avancée :
« - Maman, je ne veux plus aller à l’école, je m’ennuie…
-Mais écoute mon chéri, c’est important l’école, tu dois passer dans la classe supérieure à la fin de l’année. »
Ici l’adulte se centre sur l’école (en fait sur ce qui l’inquiète), et non sur le vécu de l’enfant qui dit à cet instant précis : « Je m’ennuie ». Cet enfant a quelque chose à dire d’important ; il veut être entendu dans cette dimension-là, dans ce qu’il vit et qui le perturbe. Sa difficulté à lui, c’est de vivre l’école, d’affronter telle ou telle situation en classe ou dans la cour de récréation.
Si à chaque échange nous pouvions garder en mémoire cette idée toute simple………
”C’est celui qui parle qui a quelque chose à dire, et j’accepte que quelquefois il puisse utiliser un autre support pour l’exprimer.’’
Lorsque plane le silence des mots





